dimanche 25 août 2019

Jean-Jacques Burnel

Je suis ton Euroman.




"Quand on parle de rock, on situe l'histoire du rock en venant des influences noir,
jazz ou de blues et tout ça.
En Europe on dit que souvent la musique moderne provient de là.
Mais aussi, la musique moderne provient de gens qui n'étaient pas des esclaves et qui n'étaient pas Américains, ni Africains, des gens comme Satie, comme Debussy, ou comme Ravel.
La musique moderne provient de plus que le blues et les influences Américaines.
En plus pour définir les racines qui sont quand même floues, de la musique Européennes moderne il y a le côté rythmique qui est plutôt de sources Américaines et le côté esthétique et mélodique qui est plutôt le côté Européens..
C'est plus une question de façon de penser que de l'exécution mécanique de la chose.
Nous avons une façon de penser en Europe qui est très différente de la façon de penser Américaines..." (JJ.Burnel).




(Dave and JJ) version of JJ's Euroman from French 1985 documentary.




Promo of JJ's "Freddie Laker (Concorde & Eurobus)" single from 1979.




Euroman Cometh album (1979).


Discographie solo :

▬ Euroman cometh (1979)
(une réédition du vinyle de 1979 sortira fin des années 90 avec une piste supplémentaire et 9 pistes bonus d’enregistrements live).
Fire and water "écoutez vos murs" (avec Dave Greenfield) (1983)
▬ Un jour parfait (1988)



Bassiste des Stranglers, et à une époque désigné comme l'un des meilleurs bassistes de rock.
En avril 1979, Jean-Jacques Burnel publie "Euroman Cometh", son premier album solo qu'il a enregistré pendant les sessions de l'album des Stranglers "Black and White".
La genèse de cet opus quasi expérimental est due au fait, d'une part, qu'il n'avait pas d'endroit où dormir, ce qui le forçait à passer ses nuits dans le studio où le groupe était en train d'enregistrer et, d'autre part, qu'il voulait donner au disque une « atmosphère très européenne » ce que les autres n'étaient pas prêts à faire,
à l'époque, dans un album des Stranglers.
C'est également, pour lui, l'occasion d'expérimenter les synthés et les boites à rythmes qui sont en train de se démocratiser.

Centré sur le concept des États-Unis d'Europe, l'album comprend des chansons en anglais, en allemand (Deutschland Nicht Uber Alles) et, pour la première fois, en français (Euroman). JJ Burnel y qualifie lui-même la musique d' euro-rock. L'album est plutôt bien reçu par la critique des deux côtés de la Manche, le magazine Best le jugeant « important dans l'absolu, puisqu' il y synthétise mille influences européennes (...) avec astuce et motivation ».
Qui plus est, le message européen semble passer auprès des journalistes comme des fans.
L'album se classe à la 40e place des charts britanniques.

Dans la foulée, il se lance dans une tournée anglaise qui est un demi-échec, les salles étant à moitié remplies et les spectateurs, désorientés par une musique qui ressemble assez peu à celle des Stranglers.
Il se fait accompagner lors de cette tournée par le guitariste des Vibrators, John Ellis, qui fera partie des Stranglers entre 1990 et 2000.



En 1979 toujours, il inaugure une carrière de producteur, qui se poursuit jusqu'à aujourd'hui, en produisant le groupe japonais Lizard. Ses participations les plus notables seront pour le groupe belge Polyphonic Size (dont il produit deux albums et plusieurs 45 t et maxi 45 t et sur lesquels il lui arrive de chanter - à son initiative, les Stranglers enregistrent aussi deux albums (Feline et Aural Sculpture) au studio ICP de Bruxelles qu'il a découvert par l'entremise du groupe TC Matic) , et le groupe français Taxi Girl (pour leur unique album "Seppuku" ainsi que pour le 45 t de Laurent Sinclair, leur claviériste, après son départ du groupe).

En 1983, Jean-Jacques Burnel compose avec Dave Greenfield la bande originale du moyen métrage "Écoutez vos murs" réalisé par le français Vincent Coudanne. Celle-ci sort sur un album intitulé "Fire and Water (Écoutez vos murs)" qui ne rencontre pas un très grand succès.
La musique, très électronique comme sur le précédent album solo, révèle des « ambiances qui, si elles rappellent parfois ce monde très particulier des Stranglers, n'en possèdent toutefois ni la violence ni la suffocation ».
Elle comprend neuf chansons qui explorent des genres variés : electro mélodique (détective privé),
jazz (Le soir), rap (Dino Rap), valse (Vladimir and Sergei) et des instrumentaux qui sont, à l'image du film, plus expérimentaux (Conséquences).



Fire and water (écoutez vos murs).

Pour ma part j'ai eu la chance de voir les Stranglers à plusieurs reprise
(Cirque Royale, Eurorock Festival, Centre Magritte, ...).
C'était toujours un événement marquant et pleins de surprises ou de souvenirs,
et bien souvent grâce ou à cause de JJ. Burnel...



Sur TF1 le 4 avril 1977.



The Stranglers In The Night Spécial Télévision française 1985.



JJ.Burnel et Dave Greenfield.




Les Liens et archives.








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